Evolution : un essai transformé !

Evolution_blogL'Evolution est le nouveau bolide des chantiers BCM. Nous avons eu la chance de l'essayer pendant le Raid des Corsaires et ça décoiffait (voir note plus haut).

Le compte rendu de cet essai fait l'objet d'un article que nous avons co-écrit avec Greg (mon fils et mon émérite équipier !) et qui vient d'être publié sur VoilesNews.

Pour ceux qui veulent tout savoir et même plus sur l'Evolution voici le lien de VoileNews.

Avant de voir la "bête" au Salon Nautique une lecture s'impose !
Bonne lecture et à bientôt vos commentaires !

Corsaires 2006 : des conditions musclées

Encore un excellent cru ce Raid des Corsaires 2006 ! Des conditions musclées – voire très musclées – le premier jour et du petit temps suivi d'une courte période de medium le second jour, tout y était. Je manque maintenant de vocabulaire pour louer encore et toujours l'organisation à terre et sur l'eau. Vraiment l'équipe de bénévoles fait un boulot formidable. D'autant que cette année le nombre de participants est passé de 120 à 160 et que les conditions du premier jour n'ont épargné personne!

C'était le samedi 16 et le dimanche 17 septembre dernier. Le Chantier BCM, ou plus précisément Anne et Manu, nous avaient fait l'honneur de mettre à notre disposition pour essai leur toute nouvelle "machine" : le Cirrus Evolution. Plus grand que l'Energy et plus toilé, il répond aux critères de la future classe 1.04 en phase d'essai. Quel plaisir de naviguer en temps réel avec les Spitfire et autres Mattia Esse. C'était donc pour nous une grande première avec un engin aussi sensible et que véloce. Nous aurions peut-être préféré un peu de medium pour commencer mais, dès la veille, nous avons du convoyer cet Evolution de l'École de voile de Lancieux, où il avait passé le mois d'août en démonstration, et la plage du Sillon à St Malo par 25nds de NO établi et 2,5m de creux. Je reviendrai dans un article plus détaillé sur cet essai mais je retiens que l'animal n'est ni capricieux ni retors et qu'il est maîtrisable dans la brise.

De la brise on en avait encore le lendemain avec une première manche à 15-20nds de NO forcissant 25nds dans l'après midi. La marée de morte-eau rendait la mer bouillonnante sur les haut fonds et les récifs affleurants du parcours jusqu'à Cancale. La flotte a été décimée et il faut rendre une nouvelle fois hommage aux bénévoles et à la sécurité sur l'eau et à terre qui ont fait un travail fabuleux pour que tout le monde se retrouve sain et sauf le soir au repas des équipages. Le temps maussade n'a pas apporté la luminosité suffisante pour des photos à terre (voir l'album) très contrastée mais sur l'eau ou à terre, elles reflètent bien ces moments un peu chauds.

Le dimanche le soleil était de la partie et la manche vraiment sympa, même si le vent capricieux n'a cette fois pas permis le parcours complet jusqu'au Fort La Latte. Parcours réduit donc dans la Baie de Lancieux avec le vent qui rentre et monte à 15nds de SO. Retour sous spi à pleine puissance de l'engin… un régal. Plaisir renforcé par une innovation bien agréable pour les "petits bateaux" : le départ des interséries a été chaque fois donné avant les F18. D'abord on gagne du temps ! Les F18 sont tellement acharnés qu'il leur faut un minimum de deux procédures pour un départ et le plus souvent un énième départ sous pavillon noir. Ensuite parce que même si cela peut paraître gênant (un F18 au vent d'un 16' ça perturbe !) le retour de cette flotte est très spectaculaire de la terre comme sur l'eau. Enfin, le retour à terre est moins échelonné et l'attente entre deux manches moins longue. Et puis faire un micro bord en compagnie des meilleurs c'est aussi très riche d'enseignement. Messieurs les organisateurs de raids voilà une idée à reprendre.

C'est ça aussi le Raid des Corsaires : non seulement ils sont bons et l'organisation rodée comme une horloge suisse mais en plus… ils innovent ! Jusqu'où iront-ils ?

World F18 2006 - Dommage !

Le Mondial de Formule 18 avait lieu la semaine passée en Méditerranée. Organisé de manière très pro par le Yacht Club de Hyères, il a, semble-t-il, laissé un goût amer aux participants. J'ai traqué l'info au jour le jour sans succès. Je ne trouvais que la feuille de résultat, quand elle était à jour. Mais j'ai constaté au fil des manches et dès les sélections qu'il se passait quelque chose d'anormal. Les équipages de niveau mondial sont connus et les résultats reflétaient un brassage que les conditions météo ne pouvaient pas expliquer à elles seules.
L'explication nous arrive - nous qui étions bien loin - au travers d'une courte note de Manu Boulogne sur son site.
Après le foot truqué, le foot coup de boule, le vélo dopé ou les JO bafoués, la vérole atteint la voile. J'avais quelques illusions mais plus j'avance (en age !) et plus je constate qu'il y a de moins en moins de terres vierges où exprimer nos valeurs fondamentales. Si on ne le fait plus dans le sport où peut-on le faire ?
Pourquoi pas dans l'entreprise ?
Chiche ! Douce utopie... En cette période de vacances on peut rêver et prendre la résolution d'essayer !

 

Mais où va l'esprit sportif ?

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Le sport est une chose et l'esprit sportif en est apparemment une autre. La Coupe du Monde de football est l'occasion d'un merchandising acharné mais il en devient parfois terrifiant quand il s'adresse avec autant de violence à nos chères têtes blondes ! Qu'elle n'a pas été ma surprise de découvrir au petit déjeuner la super promo pour un super jeu de super joueur en herbe sur le paquet de céréales Nestlé "Cookie Crisp"! Footballeur déchaîné ! C'est le nom du jeu ! Quelle agressivité dans les couleurs, dans les images et surtout ce qui est inadmissible dans la physionomie des personnages eux-mêmes ! Je vous laisse juges. Pourquoi ces regards de haine, cet œil en moins et cette bouche édentée ? On s'étonne de la violence exprimée lors du matche Pays-bas – Portugal mais que peuvent penser les gamins d'un jeu dans lequel les personnages eux-mêmes semblent destinés à s'affronter avec férocité dans une violence extrême. Ce n'est pas anodin. Cette brutalité transmise par l'image à des esprits malléables est une honte.  Les marketeurs de Nestlé n'ont pas à être fiers de leur trouvaille. Tous les hooligans ne nourrissent pas leur haine aux céréales Nestlé mais c'est une dérive supplémentaire dans laquelle, une fois de plus l'esprit sportif va se perdre. Heureusement qu'il y les Bleus pour faire passer les cookies !

Des couleurs, encore des couleurs

Le Raid des Corsaires 2005 nous a gratifié, une fois encore, d'une luminosité matinale exceptionnelle, propice à quelques belles photos; pourquoi s'en priver ? En voici une sélection dans l'album du Raid.

Raid des Corsaires

BENEVOLE : du latin Bene: bien et Volo: je veux; je veux bien ! Nos voisins anglais parlent de "volunteers". Voilà deux vocables qui caractérisent aux mieux l'équipe d'Yves (Allaire), Franck (Blin) et les autres organisateurs du Raid des Corsaires. J'irai même plus loin et sans jeu de mot : ce sont des "volontaires qui nous veulent du bien" ! Quelle régate, quelle organisation ! Tout est réglé au millimètre. Indispensable me direz-vous quand on gère une manifestation réunissant près de 140 bateaux en pleine ville avec une plage qui rétrécit quand la mer monte. Soit ! Mais il faut le faire et le faire bien. C'est là qu'est la performance. Surtout quand chaque année les détails s'accumulent pour nous rendre la vie – à nous régatiers – encore plus facile; quand tout doit, pour eux, être compliqué. Quelle équipe : efficace, disponible, omniprésente et effacée tout en restant ferme et déterminée! Une main de fer dans un gant de velours, certes,  mais toujours avec le sourire et le mot gentil en plus. Que dire de plus de cette régate exemplaire qui s'est tenue ce week-end à Saint-Malo ? Que le temps a été clément et qu'Éole aurait pu faire un petit effort supplémentaire ? Peut-être mais le spectacle est toujours aussi beau de cette côte d'Émeraude sous le soleil de septembre. Que le niveau est de plus en plus élevé avec un plateau de coureurs parmi les meilleurs ? Bien sûr, mais c'est l'apanage des grandes classiques que d'attirer du beau monde ! Encore bravo à toute l'équipe et que Vive le Raid des Corsaires !

 

Bonjour tristesse !

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Pourquoi tant de désolation ? Ah ! Que le monde est triste et cruel ! Digne de la meilleure campagne anti-franquiste, le texte à peine porteur d'espérance sinon d'espoir, dissimulé derrière les larmes blanches du pinceau de la révolte, fraîchement essuyé dans une calligraphie incertaine, sourd imperceptiblement son opposition à la censure par le dégel lent des paroles proférées. Les morsures du temps froissent d'ombres macabres ce message agrippé par l'improbable colle au béton scarifié des murs de la geôle où la dissidence est muselée.

Pour l'anniversaire de la mort du Tché passe encore mais pour Roland Garros

 

Orange II : Quand tombent les records

 

Bruno Peyron est un type d'entrepreneur remarquable. Ni capitaine d'industrie, ni riche héritier, il n'a pas non plus fait fortune dans la high tech. Il est simplement déterminé, convaincu et convainquant, opiniâtre et terriblement efficace. Discret aussi quand on le croise sur les plans d'eau de Bretagne où il prend plaisir à régater en famille sur un Spitfire, son catamaran de 16'. Il mène ses projets au long cours avec brio et pilote ses rêves en chef d'entreprise confirmé. Et quelle entreprise ! Avec Orange II il vient de pulvériser le record du tour du monde à la voile en équipage par les trois cap : 22 noeuds de moyenne pendant 50 jours ! Epoustouflant !

Pour avoir tâté de ces vitesses pendant quelques rares instants sur nos engins de régates, je sais que tenir cette moyenne pendant plus d'un mois est inimaginable. Le bruit, les chocs, la concentration et la tension imposent un équipage hors normes. A 40 Km/h l'eau n'est plus de l'eau, c'est un support quasi solide, mouvant, sur lequel le bateau frappe, ricoche;  c'est aussi  une surface de glisse formidable et terriblement dangereuse qui amplifie  les accélérations dans des surfs à plus de 30 noeuds (près de 60Km/h).

Les records tombent, celui de Steve Fosset comme celui d'Olivier de Kersauson dans le Trophée Jules Verne; pulvérisés de plus de 8 jours !

Après Vicent Riou et Helen Mc Arthur l'actualité nous donne encore à réfléchir !

De quoi est fait l'esprit d'entreprendre ?

 

Vendée Globe : Il est arrivé

87 jours 10 heures 47 minutes et 55 secondes pour parcourir les 23 680 milles de ce tour du monde à la voile en course, en solitaire et sans assitance ! Un Vendée Globe couru à la vitesse moyenne théorique de 11,28 nœuds (22 km/h) en monocoque : formidable ! Vincent Riou améliore de plus de 5 jours le précédent record de Michel Desjoyaux sur le même bateau.
Quelle course ! Quelle fin de course ! Ou plutôt quelle régate !
Même si, comme disait Malinowsky, "seule la victoire est jolie" les autres n'ont pas démérité.

Ce qui m'intéresse dans cette aventure folle c'est le terme "sans assistance". En mer et sur le parcours, il n'y a évidement pas d'assistance physique directe mais quel travail d'équipe pour en arriver là avant et pendant la course !
Avec Vincent Riou, les Le Cam, Golding  et les autres sont tous des entrepreneurs. Entrepreneurs de leur projet, chef d'une entreprise portée par le défi et le rêve de victoire. Les Camas, Desjoyeaux et Peyron sont des managers de haut vol emportés par le plaisir et la passion.
Et je n'oublie pas Ellen MacArthur elle aussi Grande parmi les Grands. Belle démonstration de l'esprit d'entreprendre.

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Rédacteur Agoravox


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